L'émigrant

Je prépare et justifie mon départ.

lundi 17 juillet

Il dort dans mes bras.

La petite tête vacille, les petits yeux se ferment, les petites mains frottent les petits yeux. La petite tête se pose et cherche sa place sur la grosse épaule, elle se love contre cette épaule qui est là pour elle. Les petits yeux luttent contre le sommeil, ils essaient de s'ouvrir pour mieux se refermer. Tout ce petit corps se recroqueville en cherchant une position idéale pour s'endormir.

Et puis soudain, tout ce petit corps se laisse aller, tout ce petit corps s'endors, tout se petit corps s'abandonne dans mes bras. Son sommeil me laisse ému, sa frimousse reposée me fait sourire, m'attendrit, me fait courir un frisson dans le dos. Je suis heureux que ce petit être s'endorme dans mes bras, il me signifie sa confiance et son amour. Il ne peut les exprimer par des mots, il me les exprime par ce geste, par cet abandon dans mes bras. Sa frimousse me parle, son innocence m'interpelle, ses yeux fermés si tendrement m'émeuvent.

Je suis prêt à le tenir, à le soutenir toute la nuit si il faut. Le déposer dans son cocon est une véritable épreuve pour moi, une réelle séparation, une épreuve que je n'aime pas surmonter. Le garder contre moi, sentir son souffle, percevoir son petit coeur, observer son innocence; tout cela est un véritable bonheur, une révélation à chaque fois, un cadeau toujours. Quel honneur quand mes bras se transforment en lit, en cocon protecteur, quand mon épaule se voit attribuer le rôle de refuge, de sanctuaire du sommeil.

Comment imaginer ce bonheur si simple ? Un petit être vous manque et toute la terre est dépeuplée. Il grandira, c'est certain, inévitable, allais-je dire. Mon épaule sera toujours là pour accueillir la sienne, mes bras seront toujours à sa disposition pour le soutenir dans son sommeil.

Je l'embrasse sur son petit front et le dépose délicatement dans son lit. Je sens toujours sa chaleur contre moi, j'attends patiemment que la déchirure se referme.

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samedi 26 novembre

J'ai froid

J'ai froid. Je me sens froid. Il neige mais je ne le sens pas. Il gèle. Mes doigts souffrent, mon coeur encore plus. Je m'approche d'un chauffage, mes doigts sourient, mon coeur refuse d'ouvrir les yeux de peur que ses larmes coulent et n'attirent l'attention.

Je voudrais que le froid fouette son visage. Je voudrais ses doigts s'engourdissent, je voudrais que la neige l'empêche d'avancer. Si je ne peux aller vers elle, je préfère qu'elle souffre dans froid dans lequel je marche. Au moins elle sera près de moi. Je la toucherai, elle me parlera, on s'esclaffera, nous braverons la neige tous les deux.

Que dis-je tous les trois. Deux êtres vous manquent et le monde est dépeuplé. J'aurai tant voulu sentir ses joues toutes froides, j'aurai tant voulu rire de son petit nez tout rouge dans le froid. Les voir souffrir du froid ou les savoir loin de moi. Je ne sais qu'elle est la plus terrible des sentences. Je sens égoïste, possessif. Ils me manquent tout simplement.

Je l'imagine courir, découvrir, grandir. Je me sens trop loin. Qu'ai-je raté ? Qu'a-t-il appris ? Comment se sent-il ? J'ose à peine me poser ces questions, j'ose à peine y penser.

Au moins ils sont ensemble, ils se soutiennent, ils m'attendent, je crois. Demain sera un autre jour. Demain sera le grand jour. Jamais je n'aurais pu imaginer un vide de cet ampleur, jamais personne ne m'aurait pu me le décrire, jamais un tel froid ne m'a gagné, jamais de ma mémoire je ne pourrais l'effacer.

Je l'imagine, je vois son visage, je m'attendris devant sa frimousse. Soudain un sourire éclaire mes souvenirs, d'un seul coup le soleil se lève dans mon coeur. Mon coeur sourit enfin.

Ma dulcinée tu me manques.
Mon petit garçon, ton absence est un cruel moment à vivre.

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samedi 09 juillet

Mea Culpa

Je me sens coupable, envers moi-même et aussi envers ceux qui m'ont encouragé, qui m'ont écris, qui m'ont patiemment lu, qui m'ont suivi dans mon périple.

Mais maintenant je me connais. Écrire m'a permis d'exulter, de respirer, de m'alléger de terribles fardeaux, de me confier au monde, de m'ouvrir aux autres, de partager mes espoirs, de confronter mes opinions.

Je le sais maintenant, j'écris quand je me sens mal, quand mon monde va mal, quand ma perception du monde vacille, quand mes espoirs s'amenuisent. Terrible dilemme !!! J'adore écrire, j'écris quand je me sens désemparé. J'adore être heureux. Si je suis heureux, je n'écris plus. Il ne reste plus qu'à appeler au secours. Mon dilemme est terrible, mon désir d'écrire immense.

Me faire violence, me motiver, écrire malgré tout. Je ne trouve pas encore cette force. Que faire ? Vivre sans écrire ? Impossible car j'ai l'impression de perdre mon temps, de ne pas partager avec les autres.

Puis une espoir transparaît. Ma douce moitie, mes amis qui me lisent .... Elle me reproche de ne plus écrire, ils se demandent pourquoi je n'écris plus. Elle me le rappelle incessamment, je le ferais d'abord pour elle. Il faut trouver le temps, trouver le moment le plus propice pour coucher mes pensée. Ma résolution est forte, j'espère que ma détermination le sera aussi.

Qu'il est difficile d'écrire son bonheur, qu'il est facile de s'épancher !!!

Posté par zaccharias à 10:06 PM - Personnel - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 15 janvier

Elle me regarde.

Elle me regarde, je la regarde. Elle me fait énormément de bien, j'essaie de lui donner le plus possible. Elle me chérit tendrement, je la couve de tout mon coeur. Elle me donne un nouveau souffle tous les matins, je la soutiens du plus profond de mon âme.

Elle me regarde avec des yeux qui ne semblent s'ouvrir que pour moi, qui semblent sourire uniquement quand je suis là. Elle me sourit, elle me sourit, elle me sourit.

Je la serre dans mes bras et d'un coup son coeur s'emballe, et soudain mon coeur danse la chamade. Elle cache sa tête dans le creux dans mon épaule pour mieux me faire sentir son amour. Je pose ma tête sur la sienne pour mieux la réconforter.

Nous avons bâti ensemble un empire que nous défendrons contre tous les assauts, que nous ferons prospéré, que nous gardons jalousement au fond de notre coeur.

Elle me comprends, elle me pardonne, elle me suit dans mes projets les plus fous, elle me donne du courage, elle me sourit, elle me regarde.

D'ailleurs je me contenterai uniquement de son regard tellement il me m'emeut. Ma vie est dans son regard, je trouve ma force dans son regard.

Mon amour pour elle va en grandissant, son amour pour moi me fait fondre.

Ma dulcinée, je t'aime.

Continue à me sourire. Continue à me regarder. Je plonge dans tes yeux et je respire à travers ton sourire.

Continue à me regarder, continue à me regarder, continue à me regarder.

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dimanche 26 décembre

Elle est partie.

Imaginer un monde sans elle, vivre sans son regard si reposant, ne plus demander après elle, ne plus pouvoir l'embrasser, ne plus sentir sa sagesse, tel est mon destin désormais.

Je n'ai jamais imaginer ce jour, j'ai toujours évité d'y penser, elle a toujours occupé une place irremplaçable et unique. Il faut pourtant s'y résoudre, plus personne ne me la ramènera, plus personne ne me regardera de la même façon, plus personne ne me parlera comme elle le faisait, plus personne ne me sourira comme elle savait le faire.

Elle nous a s'y souvent rassemblé, elle était l'unique repère, elle avait su tous nous comprendre, elle avait magiquement fédéré tout le monde autour d'elle.

Un pan de notre histoire est parti, une partie de mon enfance s'estompe un peu plus, le ciment de la famille s'effrite un peu plus.

Elle est dans un monde meilleur, j'en suis certain, elle nous regarde avec amour, j'en suis convaincu, elle continue à nous aimer et à nous chérir, j'en suis persuadé.

Elle est partie ma grand-mère, que Dieu l'accueille en sa sainte miséricorde.

Je l'aimais énormément, je l'aime encore de tout mon coeur.

Je n'ai plus qu'une seule chose à faire désormais; écraser la larme qui perle au coin de mon oeil chaque fois que je pense a elle.

Posté par zaccharias à 01:14 PM - Personnel - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 25 novembre

Je ne la remercierai jamais assez.

C'était mon premier écrin.

Ce fut mon premier refuge

Elle a balisé ma piste d'envol.

Elle m'a poussé à m'épanouir. Elle a tout mis en oeuvre pour que ma vie sois belle, agréable et douce. Elle me réchauffe la vie. Elle me facilite la vie. Et pourtant je la quitte, je m'éloigne d'elle. Jamais je ne saurais si mon projet d'émigration l'enchante. Jamais je ne connaîtrais le poids de ma décision.

Et pour cause, elle me supporte dans tous mes projets.

Que Dieu garde ma mère en vie. 

Posté par zaccharias à 01:15 PM - Personnel - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 06 novembre

Un si doux regard.

Le regard de mon fils me remplit de bonheur. Et pourtant à son age, il paraît qu'il ne distingue que très peu de choses.

Le sourire de mon fils fait battre mon cœur plus vite. Et pourtant à son age, il paraît que le sourire n'est qu'un mouvement incontrôlé des muscles des joues.

Ma vie a changé. Je ne sais exactement en quoi pour être sincère. Mais elle a changé, basculé, pris du relief.

Je veux ici dire des choses déjà entendues, des lieux communs : l'arrivée d'enfant est formidable, remplit la vie, transporte de bonheur, donne un nouveau souffle, marque un tournant, soude un couple et rend gaga.

Oui, je le sais. Je ne suis ni le premier père, ni le dernier. Et pourtant, mon bonheur est unique au monde, notre bonheur est indescriptible, notre joie est infinie, nos espoirs sont immenses, nos projets sont foisonnants.

Quel bonheur quand je le berce, quelle plénitude quand je le serre dans mes bras, quelle sensation quand je sens son cœur battre près du mien.

Quel merveilleux cadeau, quel présent sans prix. Je souhaite ce bonheur à tout être humain.

Merci mon dieu.

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lundi 18 octobre

Coucou.

Me voilà, bonjour à tous.



Posté par zaccharias à 12:12 PM - Personnel - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 17 octobre

Il est arrivé ce matin.

Je le regarde et ma vie s'illumine. Il bouge. Je l'ai imaginé mais jamais j'aurai pu imaginé une image aussi belle. Tout nu il gigotait, je le fixai d'un regard tendre et émouvant, un émotion intense m'envahissait.

Que de temps à l'attendre, que de jours à imaginer sa frimousse, que de nuits à écouter ses battement du cœur. Il était là. Il me regardait, du moins il me plaisait de le penser.

 

Aujourd'hui est le plus beau jour de notre vie. Nous avons reçu un merveilleux cadeau, un cadeau inestimable. Un cadeau qui nous fait fondre, un cadeau qui nous rend tendre, un cadeau qui nous rend heureux, un cadeau qui nous soude, un cadeau qui nous donne un nouveau souffle, un cadeau qui nous rempli de bonheur.

 

Nous sommes heureux.

Nous sommes heureux.

 

Il est tout petit, tout menu et déjà il occupe une place énorme dans notre cœur, il remplit un espace dont nous ne soupçonnions même pas l'existence.

 

Il est arrive un beau matin d'octobre. Le ciel était magnifique, d'un bleu intense et parfaitement dégagé. Mon ciel était encore plus beau et mon soleil, même s'il était tout petit et fraîchement arrivé, brillait encore plus fort. Il me réchauffait le corps et le cœur.

 

Ce 17 octobre restera à jamais gravé dans notre vie. Notre fils est né.

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mercredi 22 septembre

L'euphorie.

Je me revois marchant, sans but, sans veritableobjectif. Je suis monté dans ma voiture et j'ai démarré. je ne savais que penser. Un sentiment de bonheur, de plénitude m'envahissait. J'aime la ville de Rabat. Elle me semblait magnifique ce jour là. Je m'y sentais bien. Rabat prenait plus d'ampleur dans mon coeur : j'y ai rencontré ma dulcinée et maintenant j'y obtenais un précieux sésame.

J'ai roulé ainsi des heures, déambulant de rue en rue, n'arrivant plus à me concentrer. Cela a duré des heures. Je m'arrêtais finalement pour reprendre mes esprits. Je voulais partagé ma joie mais personne ne me savait ici, personne n'avait eu vent de mon projet.

Je ne sais pourquoi, j'étais plus serein, plus tranquille. J'avais sans doute un nouveau défi concernant mon avenir. Depuis ce jour, beaucoup de choses ont change, ma vision du monde en premier lieu.

Posté par zaccharias à 10:49 AM - Personnel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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